Montrer aux rédacteurs l’impact trafic de leurs actions SEO

Le Dashboard, outil de collaboration SEO / rédacteurs

Publié le 28/07/2010 à 14:05 par - Mis à jour le 20/09/2016 à 15:15

 

L’un des écueils auxquels se confrontent les référenceurs du monde entier, c’est de faire comprendre aux rédacteurs tout l’intérêt qu’il y a à intégrer dans leur travail les contraintes du SEO. On a vu dans les articles précédents de ce dossier sur l’optimisation SEO éditoriale, il faut mettre en place cette collaboration qui ne va pas de soit de prime abord. Une fois que les process sont décidés, encore faut il les faire durer. Pour cela une seule méthode, rendre les rédacteurs accros au trafic généré via les moteurs…

 

Un « killer » outil : le reporting

On ne le répètera jamais assez, la manière dont on communique sur le trafic généré et les actions mises en place est tout aussi important que le travail accompli en lui-même. Pour sortir le métier de référenceur de la magie et faire fonctionner le travail en équipe, rien de mieux que de marteler par l’exemple que le SEO, ça marche !

Le reporting mensuel s’adresse à plusieurs types de profils qui ont des besoins distincts : direction générale, éditeur web, journaliste, community manager, responsable marketing online, chef de projet, webmaster, développeur, admin sys, …

Chacun doit donc y trouver une ou plusieurs sections qui le concernent plus particulièrement.

 

L’analyse du trafic

Au delà des dashboards généraux qui vont intéresser tout le monde (visites, pages vues, VU, temps par visite et par page, répartition par source,etc.) ce qui va intéresser le journaliste c’est le nombre de vues de sa rubrique ou de ses articles.

Dans la presse, les journalistes sont le plus souvent répartis par rubrique et/ou par thématique. Cela a donc un sens, une fois réalisé le report macro (évolution du trafic par source) de faire deux focus : l’un sur les mots clés générant le plus de trafic toutes rubriques confondues (qui s’adressera à toute l’équipe) et un se focalisant sur chaque rubrique ou chaque thématique.

Afin de ne pas alourdir le report global, on pourra détailler ces infos sur des pages HTML dédiées (report online) ou des fichiers séparés (Excel ou Word). Dans le cas ou le site a un trafic Google Actualités, Vidéos ou images notable, il est souhaitable de disposer d’un tableau d’évolution des types de sources naturelles.

Un rédacteur qui va avoir mis particulièrement l’accent le mois écoulé sur l’optimisation Google News sera d’autant plus enclin à continuer dans cette voie qu’il se rendra compte que son action a généré 30% de plus de visites sur le site via cette source.

Au final, les mots clés génériques intéresseront peu le rédacteur : c’est beaucoup par le travail du référenceur (linking interne et externe) et par la quantité de contenus produits que les positions vont m’améliorer. En revanche, il sera très intéressé de voir que sur tel mot, une page de sa rubrique se place à présent devant les sites concurrents directs grâce à l’effort qu’il a consenti (et au final, indépendamment du trafic réellement généré).

 

Les webanalytics SEO pertinentes pour un rédacteur

– Le tableau de requêtes les plus fréquentes du Google Webmaster Tools

Véritable tarte à la crème pour le référenceur, ce tableau intéressera à plus d’un titre les rédacteurs, d’autant plus que , bien souvent, dans leur utilisation des outils de Webanalytics, ils consultent la liste les requêtes toutes sources confondues.

Une notion qui n’est pas souvent comprise, c’est la corrélation entre position moyenne et trafic généré. Même si cela peut sembler trivial, il n’est pas clair pour tout le monde que c’est intéressant de progresser sur un mot car en gagnant une ou deux places on va générer 10, 20, 30% de trafic additionnel.

– Le report de ranking par rubrique

Si pour beaucoup de référenceurs, le suivi de positionnement c’est has been, c’est en revanche important pour un rédacteur de savoir quels sont les mots clés qui génèrent du trafic sur sa rubrique et comment il se positionne par rapport à ses concurrents directs.

Le format le plus simple est un Excel ou un tableau HTML. Les outils de ranking du marché fournissent des extracts qui conviennent.

Un point important est de séparer les mots clés anciens (ceux suivis depuis plusieurs mois ou années) et les mots clés « frais » correspondant aux derniers contenus produits et parfois au trending topics.

Un rédacteur qui verra que son article, produit il a 15 jours se place déjà en première page de Google sera rapidement convaincu de l’intérêt de travailler avec le référenceur.

– Le Focus du mois

Il est parfois difficile et lourd de traiter de tous les sujets chaque mois. Cela peut être intéressant de développer un sujet ou une thématique en particulier via une analyse un peu poussée. Cela rompt la monotonie du report et permet de faire également émerger des idées.

Dans tous les cas, montrez-vous proche des préoccupations de ceux qui vous lisent.

Au bout de 3-4 mois, en travaillant en collaboration avec les équipes éditoriales et en soignant les reportings mensuels, la « mayonnaise » devrait commencer à prendre et la performance globale augmenter sensiblement.

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3 Commentaire (s)

Blackat

Exellent article ! C’est un plaisir de te lire …

Mais ce genre d’action (d’implication) me semble possible que quand on est le référenceur « d’une structure » et non pas le référenceur « d’une agence web ».

    Virginie Clève

    @Blackat Effectivement, j’aurais dû le préciser. C’est d’ailleurs le cœur du problème pour être éditorialement performant en SEO. Il me semble difficile voire impossible de travailelr en équipe édito/SEO sans être en interne. C’est pour ça que tant de sites sont encore si peu performants sur ce point.

Blackat techniques de référencement

@Virginie Clève : Disons que la plus part des gens qui ont un site internet l’on eu par une agence (et ne l’ont pas en interne), ils n’ont pas de référenceur en interne, voire pas de rédacteur.

Il est dur de faire comprendre aux clients qu’il doit faire des changements sur son site, mais encore faut il que les changements soit possible. Les sites « non modifiable » et « non dynamique » c’est encore vendue de nos jours en 2010.

Partant de ce constat, l’investissement est dur. Et faire comprendre à un client qu’il doit (encore) refaire son site ou « insister » au prés de son prestataire (ancien ou actuel) pour avoir les sources du site et le modifier / l’améliorer.

Le travail en « collaboration » peu vraiment être difficile quand nous ne sommes pas en interne. Et faire comprendre l’interet de ce travail « d’équipe » est déjà dur « entre nous » alors à quelqu’un qui ne comprends pas …

Ps : il y avait une erreur dans mon adresse mail dans le précédent message. dsl