Tele Loisirs.fr : « Si l’on écrit, c’est pour être lu, non ? »

Publié le 15/10/2010 à 14:24 par - Mis à jour le 16/09/2016 à 17:43

 

Avant dernière interview de cette série sur les rapports entre journalistes et référenceurs, j’accueille aujourd’hui ma très estimée ex-collègue Virginie Sellier de Télé Loisirs.fr (Programme-tv.net).
On ne présente plus ce site qui fait partie des leaders des sites web français (presque 36 millions de visites en septembre 2010 – source OJD) et pour lequel le SEO est crucial (tapez, au hasard, un mot clé lié à l’univers de la télé ou du programme tv ;-)).
Avec Virginie, nous n’avons pas vraiment travaillé sur la partie « programme tv » sur laquelle les optimisations sont quasi exclusivement non éditoriales. En revanche, nous avons beaucoup travaillé sur la partie news TV (Google News) et sur la partie Télé Réalité (mots clés hyper concurrentiels et saisonniers).
Au vu de la performance à atteindre et de la concurrence féroce, et comme elle le mentionne ci-dessous, cela n’a pas toujours été facile de concilier qualité éditoriale et ranking. Cela nous a conduit parfois à quelques tensions mais visiblement elle ne m’en veut pas, c’est le principal !

 

Mini CV

Nom : Sellier
Prénom : Virginie
Titre : Responsable éditorial
Site : Télé Loisirs.fr
Twitter : @virginies
Autre : Je me demande ce qu’en penserait Chuck Norris.

 

Peux-tu nous présenter brièvement ton parcours et ce que tu fais actuellement ?

Diplômée de l’ESJ Paris, pigiste pour des journaux locaux, des magazines et France 3, je bosse chez Prisma Presse depuis 8 ans. J’ai notamment participé au lancement de Télé 2 semaines, dont j’ai été chef de service télé-people pendant 5 ans. Un pur produit de presse écrite passée sur le web il y a deux ans et demi !

Au cours de ton cursus, as-tu été formé(e) au référencement et à l’écriture web ?

Non, et pour cause… Quand j’étais étudiante, le web n’était qu’un gros machin à 56k qui permettait après 20 minutes d’attente de voir danser un bébé en 3D. Et oui, à l’époque, pour enquêter, on allait dans des bibliothèques et on passait des coups de fil… (je me sens vieille là)

Quelle est ta première rencontre professionnelle avec le référencement et/ou un référenceur ?

Quand la décision a été prise de transformer les sites compagnons de nos magazines en sites édito, j’ai fait la connaissance des membres de la cellule SEO de Prisma. Pour être franche, avant cela, j’ignorais totalement leur existence.

As-tu été formé(e) au référencement par l’entreprise qui t’emploie (ou par ton ancienne entreprise ?)

Oui, par ladite cellule. Puis sur le tas, au quotidien.

Prendre en compte le référencement, quel impact cela a-t-il sur ta manière d’écrire ? Dans l’organisation de la rédaction web ou tu travailles ?

Cela change beaucoup de choses, évidemment. Je me suis efforcée de ne jamais tomber dans le cliché du journaliste qui refuse d’adapter sa prôôôse en fonction du « dictateur » Google. Si l’on écrit, c’est pour être lu, non ?

As-tu pu mesurer les effets positifs du travail mené en commun avec les référenceurs avec lesquels tu as pu travailler ?

Oui, assez rapidement. Sur les news, nous avons pu nous placer sur des mots-clés ultra-concurrentiels, notamment sur la télé-réalité. Mais c’est un travail sur la longueur, et constant. Rien n’est acquis.

Est-ce facile de travailler avec les référenceurs ?

Les tout premiers contacts ont été un peu électriques, il faut l’avouer. S’entendre donner des leçons sur les priorités édito et la façon dont un papier doit être écrit n’était pas aisé à digérer. Mais l’impact sur les audiences fait qu’on abandonne vite ce sentiment d’ingérence et qu’on bosse main dans la main.

Qu’est ce qui t’énerve le plus chez les référenceurs ?

De temps en temps, leurs suggestions dénuées de pertinence éditoriale, uniquement dictées par Google Trends.

Une anecdote à raconter ayant trait au référencement ?

Non, désolée…

Un truc à ajouter ?

Largow, reviens !

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3 Commentaire (s)

Mohamed Semeunacte

Comme d’hab, excellente interview !
Dernièrement je lisais Bryan Clark qui disait qu’au final plaire à Google revient simplement à faire en sorte de dire à Google dans des termes qu’il comprend que c’est ça que les gens veulent lire. Si on écrit c’est pour être lu, sur la blogosphère oui c’est totalement vrai !

Merci pour le partage

Mohamed Semeunacte

au hasard

« télé » dans Google … ah ben absent