Comment organiser la gestion des réseaux sociaux dans l’entreprise ?

SEO, Edito, webmarketing et Social Media sont dans un bateau

Publié le 19/08/2010 à 14:15 par - Mis à jour le 16/09/2016 à 18:26

 

C’est sans doute français, mais dans le web aussi, on a tendance à cloisonner les métiers : le rédacteur écrit, le marketeur anime et promeut, et le référenceur optimise. Oui mais voilà, avec l’avènement du Social Media, ce n’est plus aussi simple : Youtube, Facebook, Twitter, et les autres…, ce sont des réseaux où l’on poste du contenu, ou l’on fait du buzz sur ses produits et d’où on récupère du linking. Alors à qui confier la responsabilité des extensions de la marque ? Aux trois mon capitaine !

 

Le contenu

La page d’une marque sur un réseau social, eh oui, c’est d’abord du contenu ! On voit trop souvent des pages Facebook, Twitter ou Youtube trop marketetées et pauvres, tellement maitrisées que le dialogue avec l’internaute (le client) ne peut pas se faire. Au final, seul un éditorial est en mesure d’initier ce dialogue. Pour cela il faut prendre un minimum de risque, et surtout avoir une véritable politique éditoriale.

Le métier de community manager commence à s’installer. Les grands groupes de presse en ont tous au moins un en interne. Et ceux-ci sont… des journalistes ! Pourquoi ? Parce que pour qu’une marque émerge sur les réseaux sociaux, elle doit avoir un style qui lui est propre, et une charte autant éditoriale que graphique : l’internaute doit y retrouver l’univers de la marque qu’il aime et connait.

Sur Twitter comme sur Facebook il serait une erreur de publier la totalité de la production. Les internautes attendent une sélection, comme pour une « une », et pas un bête flux RSS automatisé (même si c’est mieux que rien).

 

Le webmarketing

Pour autant, les marketeurs ont une vraie valeur ajoutée dans l’animation de ces comptes : habillage graphique, jeux concours, infos autour de la marque et de ses services, etc. Si un compte Twitter est surtout un bon apporteur de trafic, une page Facebook  est davantage un outil pour construire durablement une relation entre une marque et ses fans.

La tonalité d’une marque, c’est son discours mais aussi son design. Le marketeur est le gardien du temple du positionnement de la marque. C’est aussi celui qui fournit le l’insight utilisateur. Les réseaux sociaux sont un formidable outil gratuit pour en récupérer à moindre coût.

 

Le référencement

On en parle encore assez peu, mais les réseaux sociaux sont aussi un relais référencement intéressant en plus d’être un relais de trafic. On trouve de-ci de-là quelques liens dofollow possibles depuis Youtube ou Facebook mais il y a aussi ces fameux « signaux sociaux » qui commencent à prendre beaucoup de poids.

Un autre point important est celui de la SERP Domination : ces pages, il ne suffit pas qu’elle existent, il faut aussi qu’elles se positionnent ! Vous ne voyez pas souvent de pages sociales de marque dans les SERP’s ? C’est normal, étant donné que dans la majorité des cas le référenceur n’a jamais été mis dans la boucle.

Il est vraisemblable qu’une bonne partie de l’optimisation SEO de demain passe par les réseaux sociaux. Il est donc temps que rédacteurs et marketeurs se rendent compte que dans ce domaine aussi, ils doivent inclure les référenceurs.

 

Les freins

Il existe plusieurs freins à l’optimisation SEO des extensions sociales des marques :

– Peu de référenceurs sont encore aujourd’hui au fait de ces techniques. C’est un problème récurrent : les référenceurs, souvent seuls de leur « genre » dans l’entreprise doivent effectuer tout seuls chaque jour une veille colossale. Pris par la charge de travail quotidienne, il leur est très difficile de se maintenir à jour et de fouiller les blogs (US entre autres) comme il le faudrait.

– Il n’existe quasiment nulle part la moindre cogestion transversalisée des pages sociales. C’est souvent parce que les pages ont été créees (ou récupérées) au fil de l’eau, le créateur étant souvent le plus geek de l’équipe.

– C’est en général la chasse gardée des marketeurs, parfois celle des rédacteurs. Et c’est très dommage, car dans tous les cas, cela se paie par une perte de performance, et parfois par des bourdes mémorables en terme d’e-reputation.

– Chacun veut protéger son pré carré. Le décloisonnement ne va pas souvent de soi dans les entreprises. Le travail en transversal cela ne s’improvise pas, cela se décide au niveau managérial.

 

Edito + Webmarketing + SEO = une présence sociale réussie

C’est très clair, si l’on veut, grâce aux réseaux sociaux :

– construire sa marque
– engager le dialogue avec les internautes
– générer du trafic
– booster son référencement

…la seule solution, c’est de travailler tous ensemble.

Cela veut aussi dire, pour chaque réseau sur lequel on veut être présent, produire :

– une strat d’optimisation SEO
– une charte éditoriale
– un calendrier d’animation et de promotion

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2 Commentaire (s)

Léo, Propulsr

C’est vrai que les profiles ressortent rarement et le manque de temps est indéniablement une raison majeure, mais obtenir des liens vers le site principal est déjà assez dur en soi, le faire vers de « simples profiles » nécessitent souvent du maillage croisé donc pas aussi efficace.

Ehumeurs

Ton point de vue est toujours très intéressant et on ne le retrouve pas ailleurs ! Il y a peut de référenceuses qui travaillent sur des sites de presses qui tiennent un blog 😉

La problématique, que ce soit dans les grandes structures ou les petites, est la communication interne. Et plus il y a de monde qui crée du contenu, plus il faut réussir à intégrer tout le monde et à les faire communiquer.