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PageRank Sculpting rate : un cas d’école

Quand on est référenceur, on ne regarde pas un site web comme une personne normale (peut-être n’est-t’on même pas une personne normale d’ailleurs). Aujourd’hui je tombe sur un tweet mode (oui, je sais, truc-de-fille…), je clique, jusque là tout va bien. J’arrive sur une page web du site Plurielles.fr, et là c’est le drame… mon œil de fille disparait et mon cerveau passe en mode « SEO-scanning »…

Je ne regarde même plus l’article, mais le nombre de liens barrés sur la page (le plugin SEO Quake barre les liens en nofollow dans mon navigateur Firefox). Ma surprise est grande : sont en nofollow beaucoup de liens internes. OMG ! Me voilà tombée sur un cas d’école de PageRank Sculpting complètement raté et aussi toxique que les subprimes US.

 

Qu’est ce que le PR Sculpting ?

Pour faire court, c’est une technique de référencement consistant à masquer aux moteurs de recherche des liens jugés non pertinents ou à lui demander de ne pas les suivre pour réorienter le jus de liens à d’autres endroits et le concentrer. Google par la voix de Matt Cutts a officiellement dit que c’était mal de sculpter son site.

La « fin » du « Bonus nofollow » va dans ce sens (avant, si on avait 2 liens sur une page dont 1 en follow, le second lien récupérait 100% du jus. A présent, le lien en dofollow récupère seulement 50% du jus et le reste est perdu).

Ne soyons pas des bisounours, la fin du nofollow ne signifie pas la fin du PageRank Sculpting, cela signifie juste la fin du PR sculpting en nofollow, c’est tout. Cependant, j’ai toujours regardé cette technique avec circonspection, car non seulement son efficacité n’a jamais été réellement prouvée, mais en plus elle est aussi dangereuse que de jouer avec de l’acide sulfurique : les effets collatéraux peuvent être catastrophiques et les brûlures fort douloureuses…

Je ne nie pas pour autant ni l’avoir utilisé, ni en avoir vu certains bénéfices. Mais comme pour beaucoup de choses en référencement, il faut y aller avec discernement et maîtrise.

 

PR sculting & nofollow

© SEOMOZ

 

Pour d’infos sur le PR sculpting sur le site Infowebmaster

 

PR sculpting, Siloing, PR modelling, bonnet blanc et blanc bonnet ?

Pas tout à fait.

Le siloing consiste à construire son site selon des verticales exclusivement thématiques de manière à renforcer leur force sur un champ sémantique précis. La technique fonctionne surtout si le site a été construit dès son origine de cette manière. Le problème c’est surtout que l’internaute ne sortira pas de son silo. Bonjour le nombre de pages vues par visite et la conversion… Ca marche pour grimper sur les SERP’s, pas du tout pour fidéliser et maximiser le chiffre d’affaires.

Le PR modelling quant à lui (ceux qui étaient présents à la conf. de Philippe Yonnet sur le sujet sont de petits chanceux, la démonstration était juste brillante) consiste à concevoir son site de manière à maximiser le flux de jus de lien.

Cette manière de voir le sculpting est beaucoup plus intéressante car elle touche à une réflexion stratégique sur l’architecture de l’information – phase d’un projet web souvent expédiée et traitée bien tardivement. Combien de fois ai-je vu des patrons de site, une fois toutes les maquettes terminées se gratter la tête en se demandant ce qu’ils allaient bien mettre dans leurs rubriques de niveau 1… Bref.

Plus d’infos sur le PR Modelling sur Arfooo.com

 

Le cas Plurielles.fr

C’est bon, tout le monde l’a compris, ça fait 1 an et demi à présent que Google a sifflé la fin de la récré sur le PageRank Sculpting à grands coups de nofollow. Il faut trouver autre chose.

Question : le site Plurielles.fr est sorti dans cette nouvelle version en début d’année. Comment peut-il alors utiliser si massivement une technique aussi has been et toxique ?

Ce n’est évidemment pas la direction technique ou marketing qui a eu l’idée de faire du PR Sculpting en nofollow. Elle a certainement engagé un référenceur a qui elle a fait confiance en sa qualité d’expert. Mais pas chance, elle est tombée  plutôt sur un autoproclamé « super expert SEO qui va vous raconter la vie » qui a juste oublié de se renseigner sur l’actualité du SEO. Et qui, de surcroit n’a rien compris, mais alors rien compris du tout et mélange tout : le siloing et le sculpting.

 

Le PR Sculpting façon Plurielles

Phase 1 : le siloing

Pour rester 100% thématique, ce qui est bien c’est de mettre en nofollow tous les liens vers les rubriques de thématiques différentes. Ben tiens ! C’est logique ! Comme ça les rubriques de niveau 1 qui supportent en général les mots clés génériques sur lesquels l’effort de positionnement est le plus important seront moins irriguées.

Plurielles header

Sur le header de Plurielles, toutes les autres rubriques que celle sur laquelle on se trouve sont en nofollow

 

Phase 2 : la neutralisation des liens internes contextuels doublonnés dans le coeur de l’article

La rédactrice fait bien son travail : elle linke vers des articles qui permettent de poursuivre logiquement la lecture et d’augmenter le nombre de pages vues par visite. Bravo ! Chez Plurielles ils savent ce que c’est que l’optimistion éditoriale. Et dire qu’on dit tout le temps que les journalistes n’en n’ont rien à faire du SEO… La preuve que ce n’est pas vrai partout.

Elle est aidée par un peu de linking auto (système de tags) mais sans forcer.

Jusque là tout va bien. Sauf que le référenceur est passé par là avec son application rase-motte de ce qu’il a (mal) lu…

Quand le lien auto est fait une seconde fois ou qu’un lien est ajouté une seconde fois pour le lecteur, celui-ci est banané directement en nofollow. Cela n’aurait-il pas été beaucoup plus malin de ne pas autolinker sur le 2è mot trouvé dans le contenu, tout simplement, plutôt qu’agiter des drapeaux rouges partout devant les yeux radars de GoogleBot et de faire subir à l’internaute x liens identiques sur la page ?

Surtout que le nombre total de liens de la page est dans les 130. Ce n’est pas non plus monstrueux et ne nécessite pas une action à la tronçonneuse…

Plurielles : coeur d'article

Dans le cœur d’articles, des liens doublonnés en nofollow

 

Je passe sur le nofollow automatisé sur les liens en sous domaine de… Plurielles.fr vu sur un autre article : la coupe est pleine ! C’est ballot quand même de ne pas avoir pensé aux sous DNS mais on n’est plus à ça près…

 

Ce qu’il aurait fallu faire

C’est très simple :

1. Lire moins rapidement les blogs SEO écrits par des gens qui écrivent des choses si compliquées, hou la la !

2. Réfléchir avant d’appliquer tout et n’importe quoi à la va-vite

3. Penser à l’intérêt de son client d’abord plutôt que se faire plaisir avec des techniques qu’on ne maitrise pas pour « tester »

4. Mettre en place en équipe projet une architecture de l’information ne nécessitant pas le recours à ce genre de techniques. Du reste le site est plutôt bien conçu et il ne faudrait pas grand-chose pour qu’il sur-performe. Bravo donc au reste de l’équipe.

 

Mon conseil (gratos) pour se sortir au plus vite de là

1. Changer de référenceur demain (si ce n’est pas déjà fait).

2. Supprimer le nofollow WTF ASAP ! Et pourquoi pas partout

3. Revoir le système d’autolinking pour le bloquer à un lien par mot identique dans l’article

4. Supprimer le nofollow automatisé sur tous les liens du type http://sousdomaine.plurielles.fr

5. Revoir de manière globale le système des remontées. Certaines sont sans doute à supprimer ça allègerait d’autant la maquette et serait plus performant

6. Travailler sur une optimisation pérenne avec un référenceur qui connait son métier

 

Pourquoi il faut se méfier des « experts SEO » autoproclamés

Au final, c’est le client (soit Plurielles.fr) qui porte 100% du risque. Pourquoi ? Parce qu’ils ont fait confiance (fort logiquement) à un professionnel qui leur a vanté (je l’imagine) être un « killer » du SEO. Et au final on a quoi ? Un sculpting complètement saboté et nocif.

C’est toujours la même chose en référencement, c’est très compliqué pour un client qui n’est pas spécialiste (sinon il ne recruterait pas un SEO…) de séparer le bon grain de – la trop nombreuse – ivraie. Dans cette optique on ne peut que saluer des initiatives comme la certification CESEO ou le CAPSEO Exam mais il reste clairement encore du chemin à faire. Espérons voir de moins en moins sur notre route des optimisations aberrantes de ce genre…

 
        


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Commentaires

54 Commentaires

  1. C’est ce qui est un peu fou avec notre métier : tu peux être un killer en janvier, et totalement has been en mars, au rythme des caprices de notre apporteur d’affaires préféré. Là, c’est assez flagrant, mais j’ai vu des cas un peu plus pervers. Bel article en tout cas :)

  2. Je suis toujours scié quand je vois ce type de pratique sur des sites connus ou émanant de grandes marques.

    Sans partir dans des considérations complexes, c’est pourtant simple de demander des références concrètes à un SEO, des résultats réels, du vrai, du dur, du facile à vérifier.

    En même temps, va savoir si quelqu’un ne s’est pas improvisé super-seo-linking-strategy-manager en interne.

  3. Un exemple de plus que le SEO n’est pas une technique pure mais un art mélangeant science de language, information, organisation de l’information et développement web. Un technicien à peu de chance d’être un bon SEO alors qu’un « littéraire » autodidacte à plus de chance.

    SI non j’aime bien les noms d’oiseaux :)

  4. Enorme le coup de mettre en nofollow tous les liens du menu… En voilà un qui a compris le principe « has been » du PR sculpting à grands coups de nofollow mais qui n’a pas l’air de comprendre grand chose au linking interne… Une idée de qui est derrière tout cela ?

  5. Brillante démonstration de ce qu’il ne faut pas faire en SEO. Merci Plurielles ;)
    Ton – excellent – article montre bien l’importance de la veille dans nos métiers, c’est une étape chronophage mais indispensable qui évite de faire des erreurs comme celles que tu pointes ici.
    J’aime beaucoup le commentaire de Didier ci-dessus ;)

  6. Je ne suis pas d’accord avec l’ami Didier, le référencement reste le même, les bases ne bougent pas. Etre un « killer » c’est être au courant des dernières nouvelles en permanence et le nofollow est une rustine qui ne fonctionne plus depuis longtemps.
    Joli billet qui montre que nous avons encore de beaux jours devant nous.

  7. Je te trouve très dur avec le référenceur responsable de ce PageRank Sculpting. En effet, ce n’est pas parce que le site a été mis à jour depuis que cette technique est devenue obsolète que le référenceur a été consulté. En fait, trop souvent, les clients considèrent que le référencement est exclusivement ponctuel, plutôt que d’être une affaire permanente. On optimise le site, on met le paquet avec un audit, et le même document est traîné durant des années.

    Plus gênant, la communication entre les équipes marketing « classique », référencement et développement sont particulièrement rares et difficiles. Du coup, les documents obsolètes traînent sans être mis à jour, faute d’intérêt ou de budget. Qui plus est, les référenceurs ne forment pas leurs clients, car les clients, considérant que le référencement est une affaire de référencement, de bidouillage de moteurs, purement technique, ne l’intègrent pas dans leur processus de réflexion et de production. Et cela concerne aussi bien, semble-t-il, les référenceurs externes que les référenceurs internes.

    En tant que référenceur indépendant, travaillant en collaboration avec d’autres confrères, ou alors en sous-main pour des clients qui ignorent, pour la plupart, mon existence, je n’ai souvent aucune chance de faire passer des conseils d’amélioration des sites pourtant très basiques. Je m’y efforce, car je trouve dommage qu’un site soit boudé des résultats de recherche par simple ignorance, l’équipe de développement ayant décidé que 700 à 1.000 liens par page vers la quasi-intégralité des pages du site, apparaissant à chaque page, était une idée de génie, provoquant un keyword stuffing des plus caricaturaux. Mais qu’y puis-je, sérieusement, quand je n’ai aucun lien avec le client final, et que celui-ci réclame exclusivement la création de liens externes, par millions, sans aucune possibilité d’explication, de sensibilisation ou de formation ? Qu’y puis-je, quand j’explique à un client que posséder 3.000 fiches produits strictement identiques à 150 de ses concurrents directs n’était pas la bonne approche, mais que celui-ci refuse de les mettre à jour, la réécriture complète réclamant deux années homme de travail, d’autant qu’il m’assure que les fiches ont déjà été réécrites par son équipe marketing interne, malgré les plus évidentes preuves du contraire ? Qu’y puise-je, quand le client affirme que son équipe technique est génialissime, et qu’elle applique les règles les plus pointues du développement… façon années 1990 ? Bien trop souvent, même avec le client en face, on se heurte à un mur d’incompréhension, refusant toute remise en question, toute critique, tout conseil, réclamant juste des liens.

    Maintenant, le cas de Plurielles.fr ne doit pas être pris comme n’importe quel site. C’est le cas d’une PME d’une certaine taille, dont le développement ne se remet pas en cause en deux trois clics de souris. En outre, le site a suffisamment de notoriété pour ne pas pouvoir se contenter d’une optimisation sur quelques mots-clefs isolés, même s’ils sont au nombre de 100 ou 1.000. Aussi, avoir des défauts de PageRank n’est pas dramatique, même si ça reste un défaut qu’il est utile de corriger au plus vite. C’est un site qui cible un public fidèle avant tout, et qu’il faut donc fidéliser, alors que le public issu des moteurs de recherche est par essence indépendant. La longue traîne, ici, est primordiale. Enfin, Plurielles.fr est aussi un site qui mise le paquet sur l’aspect visuel, qui ne se référence pas de la même manière que du contenu textuel. Enfin, traitant de la mode, un domaine où les tendances évoluent de tout au tout au moins deux fois par an, le site peut difficilement capitaliser sur le référencement naturel seul, les mots-clefs les plus récents étant probablement difficiles à anticiper et à prévoir.

    Bref, tout ceci pour dire que oui, certainement, le site de Plurielles.fr est mal conçu pour une visibilité optimale sur les moteurs de recherche et gagnerait très certainement en visibilité avec des correctifs appliqués à certains aspects les plus évidents à corriger. Cependant, ce n’est sans doute pas ça qui va faire que, du jour au lendemain, le site explosera les SERP et apparaîtra en première page de tous les mots-clefs possibles. D’autant que… ses concurrents sont-ils pour autant mieux lotis ?

  8. Excellent article, clair et bien résumé! Je like!!!

  9. Bonjour.
    Je connais un peu le fonctionnement en interne chez Plurielles pour les avoir conseillé (d’après vous, je dois être un mauvais référenceur, c’est surement le cas.:) ). Certes, il y a toujours des choses à améliorer, comme sur une majorité de site Internet. Je ne partage pas, par contre, les critiques sur l’utilisation du Nofollow combiné à un cryptage JS. Oui, on peut faire mieux avec un seul lien suivi et soit pas de lien ensuite, soit un cryptage différent. Après, beaucoup de choses sont en test et fonctionnent plutôt bien. Beaucoup de contraintes sont à prendre en compte pour différents sujets. (images, google universelle, diffusion des contenus).

    Je vous accorde que la multiplication des liens dans un article est assez désagréable mais il y a toujours un raison à cela. A votre disposition pour en discuter d’avantage.
    Thierry

  10. D’un coté Aurélien, Didier n’a pas tord. Ici, on voit bien que le référenceur s’est planté car il n’a pas suivi les MAJ. Bon, celle du nofollow date maintenant, c’est clair…

  11. J’avais déjà testé réellement cette technique sur un site (sans que le site bénéficie de BL).

    En moyenne 2 à 3 liens étaient en nofollow par page (Mentions légales, CGV…).

    A ma grande surprise le site avait gagné 40% de trafic 10 jours après la suppression du nofollow.

    Si on souhaite concentrer le PR sur une page, je pense qu’il faut tout simplement supprimer les liens sortants.

    Sans artifices dans le code.

    Personnellement, je suis pour un maillage développé entres pages du site.

    • Yassine t’as tout compris, cependant supprimer les liens sortants cela implique de bien réfléchir à sa structure.

  12. @Martin je suis d’accord avec toi. Etant référenceur interne avec des petites prestations externes pour mon compte perso, je rencontre plusieurs contraintes du genre que tu cites. même en interne, il n’est pas toujours facile de trouver le juste milieux entre les différentes équipes internes, les fournisseurs de contenus, de webanalytics …etc.

    d’autres parts, l’article traite bien d’un sujet délicat et je pense qu’il fallait juste informer le référenceur sur l’évolution du nofollow, car il n’a pas été raté !
    une série d’articles intéressants par Olivier Andrieu sur l’évolution du nofollow : http://blog.abondance.com/2011/03/un-point-sur-lattribut-nofollow-34.html

  13. @ Martin

    OK avec ton approche.

    En revanche, pour un site de cette envergure, je continue à trouver choquant de ne pas avoir un « conseil » SEO, même externe, à demeure.
    Même si c’est tout simplement un audit de suivi trimestriel.

  14. Je suis un adepte du no no-follow :D
    Laissons google décider ce qu’il veut crawler ou pas…

  15. @Martin : c’est un peu facile de pleurer sur le pauvre SEO qui ne fait pas ce qu’il veut et dont la vie est SI difficile. Quand on voit ce site (édito, structure, tech) on voit que le référenceur a eu voie au chapitre et a été écouté par tous. D’ailleurs, sinon, on n’aurait pas de PR sculpting.
    Pour moi on est clairement dans un cas soit d’abus de pouvoir (on boit mes paroles, alors j’en profite pour y aller à fond) soit d’égo sur dimensionné.

    Évidemment que tout n’est pas rose pour les référenceurs, après presque 10 ans à faire ça, j’en ai une vision plutôt claire. Mais pour autant, je n’ai jamais abusé ni de la confiance qu’on me faisait ni du pouvoir de décision que j’avais pour faire des choix potentiellement dommageables à mon entreprise.

    Et surtout, je n’ai jamais rien mis en place de borderline sans avoir révisé l’état de l’art sur le sujet…

  16. En fait, j’étais convaincu que Plurielles.fr avait une visibilité largement supérieure à ce qu’elle semble être sur DoubleClick Ad Planner : il génère 10 fois moins de pages vues qu’auFeminin.com, par exemple. Du coup, avec 16 millions de pages vues par mois, peut-on consacrer un équivalent d’un temps-plein au référencement naturel ? Cela dépend certainement des performances de leur régie publicitaire… En matière de pubs, la moyenne mondiale n’est que de $2 le CPM, soit 22.400 € de chiffre d’affaires mensuel, de quoi payer 3 à 6 temps-plein, toute l’équipe y compris. Cependant, certains sites, en particulier les plus gros, aidés en cela d’une équipe commerciale efficace, peuvent faire exploser le prix de vente des annonces, et les sites de ce type font souvent du publi-rédactionnel vendu à prix d’or.

    (Au fait, qui a noté le joli keyword stuffing dans le pied des pages de Plurielles.fr ?)

  17. Juste pour dire que Martin est très près de la réalité.

    Après, ce n’est pas du tout un échec de référencement comme tu le dis. Les conséquences sont sans doute très restreintes avec un PR6 en home et une audience fidèle.

    C’est simplement une mauvaise pratique (inutile aujourd’hui de surcroît) mais je crois me rappeler que tu tirais à boulets rouges sur ce que tu appelles l’obfuscation de lien en JS.
    J’aimerais bien savoir ce que tu préconiserais techniquement parlant pour « remplacer » ça.

    Ha, et après 5 c’est 6 et pas 3 :)

  18. Effectivement, c’est un beau cas d’école assez foireux. Mettre du nofollow, déjà ça ne sert plus à rien mais en plus sur la navigation principale, c’est du propre ! :)

    Effectivement, ces actions de référencement menées sur le site sont mauvaises mais ça peut se corriger facilement. Reste que si ça se trouve, ce n’est peut-être pas un référenceur qui a fait ça… Non ?

    @Karles : « Un technicien à peu de chance d’être un bon SEO alors qu’un « littéraire » autodidacte à plus de chance. » Malheureusement, c’est totalement faux. Les gens qui se proclament expert seo et qui n’ont jamais codé eux-même de leur vie ne sont pas des experts seo mais plus des personnes qui « savent écrire pour le web ».

  19. Bonjour,
    Je trouve l’article clair et bien construit (comme le blog en général d’ailleurs) mais un peu vindicatif… En résumé, la plèbe est orchidoclaste pour le SEO comme le souligne Martin.

    Concernant la certification, après un rapide coup d’oeil ca me laisse très septique (pour l’anecdote, mon fils de 4 ans a une certification Oracle depuis 2 ans ….).

    Et puis, quand on est SEO, savoir qui a référencé le site n’est pas très compliqué, c’est un peu déloyal (avoue tu ne l’aimes pas !! :p).

    Bises chaudes.

    • @Martin : Plurielles appartient au groupe TF1, donc un référenceur à plein temps peut se rentabiliser s’il travaille sur plusieurs sites.

      @Victor : ce que je préconise, c’est une bonne archi de l’information. Un site web est un consensus ou tout le monde doit pouvoir exprimer son point de vue lors de la conception. Pour les conséquences, je suis moins optimiste que toi. Le PR ne veut pas dire grand ‘chose car un PR sculpting mal maitrisé entraîne aussi des problèmes d’indexation. Et quand on sait que sur un gros site média c’est la longue traîne qui amène l’essentiel du trafic… CQFD. S’ils n’ont pas encore été pénalisés, c’est sûrement à cause de leur gros TrustRank (et non de leur PR). Mais cela ne veut pas dire que cela pourrait arriver bientôt.

      @Georges : je n’ai pas la moindre idée de qui a fait l’opti de Plurielles, donc il n’y a rien à lire entre les lignes… Je n’ai pas cherché et en réalité ça n’a aucune importance. Même si j’avais su de qui il s’agit (et je jure que je n’en sais rien) je n’aurais pas balancé son nom : ce qui est important est de dénoncer une pratique, pas de flinguer une personne précise. Ce genre de règlements de comptes puérils ne m’intéresse pas.

      Concernant la certification, elle est sans doute perfectible (et l’exam est très difficile) mais c’est une intention louable d’essayer de donner aux patrons de site les moyens de recruter quelqu’un qui a de vraies connaissances en la matière. L’enfumage est une pratique très courante encore aujourd’hui (la preuve !), et d’autant plus facile que le SEO n’est pas un métier simple à appréhender.

  20. Pourquoi voudrais-tu qu’ils soient pénalisés ?
    Sur un site lambda sans Trustrank, l’utilisation du nofollow est moins pénalisable (pas du tout en fait) qu’avoir un footer comme celui du Figaro.

    Et tu ne réponds pas à ma question, à savoir comment diriger le crawl sans les « pratiques que tu dénonces » :D

    • @Victor : un PR sculpting raté EST pénalisant en soi. Une fois encore, je ne suis pas du tout en charge du SEO du Figaro, je ne m’exprime donc pas sur ce sujet.
      Pour diriger correctement le crawl :
      1. une archi de l’info réfléchie, par ex. en réfléchissant PR modelling
      2. en faisant la chasse au duplicate content

  21. Aie! Effectivement c’est uen gros fail.

    Je suis un poil d’accord sur ce que dit Martin, si ca se trouve le SEO est arrivé et a mis cela en place il y a un moment et il n’y a pa eu de suivi derriere…

    En tout cas quand je passe sur cette page entre SEO Doctor et SEO Quake cette page devient un feu d’artifice!

    • @LeJuge : le site est sorti en janvier 2011, soit 1 an et demi après la communication de Matt Cutts sur la fin du PR sculpting en nofollow…

  22. Je rejoins KubX, je suis un adepte du no nofollow :-) J’avais d’ailleurs fais un petit test au sujet du no nofollow (rel=follow qui n’existe pas certes, mais qui m’a bien servi dans un cas particulier!) sur mon blog http://goo.gl/YtNK2.
    D’ailleurs Virginie, en parlant de nofollow, comme les commentaires sont modérés sur Café Ref, le dofollow serait le bienvenue pour remercier les longs commentaires comme celui de Martin par exemple (désolé je n’ai pas encore tout lu, mes yeux ont eu peur à la vue de tous ces grands paragraphes).

    • @Aymeric : les comm. sont en nofollow, c’est un choix que j’assume : déjà en nofollow la modo me prend du temps (oui, le spam de blog en nofollow existe) alors en dofollow je n’ose imaginer. J’ai prévu de faire un de ces 4 un post à ce sujet. Pour moi, commenter c’est vouloir donner son point de vue. La notion de récompense à ce propos m’a toujours semblé étrange. En revanche, tous les liens inclus dans le coeur d’article sont en dofollow.

  23. @Virginie: Merci pour ton point de vue. Je suis d’accord avec toi sur l’utilité du commentaire pour donner son avis, je ne suis pas en train d’écrire pour obtenir quoi que ce soit. Mais je trouve que certains blogs n’écrivent et n’orientent leurs articles que pour « générer du commentaire », et profiter du système (et là donnant/donnant en nofollow). C’était juste un clin d’oeil aux longs commentaires mélangé à un coup de gueule contre certains blogs :-) rien de méchant contre Café Ref, au moins on a ton avis sur le sujet!

  24. D’accord avec tout l’article même son ton incisif (voir violent) sauf avec la conclusion, les auto certifications SEO ne correspondent à rien, le référencement est une matière mouvante qui évolue avec le temps, s’auto décorer d’un diplôme à un moment donné ne trouble que les clients qui vont penser que ce métier rentre dans des cadres que Google nous a donné, ça prouverai aussi qu’il existe une hiérarchie de référenceur (quand l’éducation nationale m’a diplômé, mes profs étaient meilleurs que moi sur les sujets traités, qui va m’attribuer mon diplôme SEO exactement et de quel droit ?? …)
    Un référenceur ça se recrute par bouche à oreille et à ses résultats, point barre ! Le reste c’est du marketing et ce diplôme un support commercial

    S.

  25. Vous me faites tous bien fait rire quand même avec vos gros sabots !

    Vous croyez que vous vous y connaissez en SEO alors que visiblement vous savez même pas regarder le code d’une page !

    Juste pour info, Les liens en nofollow sur plurielles sont CRYPTES, les liens ne sont même pas vu par les moteurs de recherche !

    le menu :
    Beauté

    ou encore les liens de la page :

    Dans les deux exemples ci dessus, il n’y a pas de http://www.xxx.fr , donc les moteurs ne voient pas de liens du tout :) Le nofollow ne sert visiblement qu’à générer automatiquement les liens cryptés, mais en tout cas comme aucun lien href ne peut être détecté Google ne le prend même pas en compte.

    Du coup oui le PR sculpting doit bien marcher sur Plurielles (et regardez la distribution du PR sur les pages internes vous verrez qu’effectivement ça marche très bien).

    Allez bisous à tous !

    • @Brice : comme si Google ne savait pas lire le js ? Au delà, c’est aussi le fait que Google ne voie pas certains liens qui est problématique.
      La manière dont cela est fait fonctionnellement n’est pas bonne du tout, indépendamment de toute considération technique sur lesquelles, effectivement, je ne me suis pas étendue. Mais si on parle technique, c’est bien amusant de laisser le nofollow bien visible au moteur avec un lien que l’on fait tout pour rendre invisible.

      Le SEO, ce n’est pas que de la technique, c’est aussi du fonctionnel, du rédactionnel et du marketing. La technique seule, ça reste pour moi du pignolage.

  26. Je remet les extraits de code js parcequ’ils ont été pris en compte comme un lien dans mon commentaire :)
    // onmousedown= »sjs(this,’#http:||www@plurielles@fr|beaute|’) » href= »# » class= »t6 c4″ rel= »nofollow »>Beauté

    @Virginie : Google sait lire certains cryptages de liens basiques, mais celui utilisé par Plurielles m’a l’air plutôt bien fait puisque l’URL est à la fois caché ET modifié sous une forme difficile à identifier comme un lien href. peut être que Google fera une MAJ bientot qui lira ce genre de cryptage mais actuellement ça marche.

    Ensuite le choix d’utiliser du cryptage ou pas peut effectivement être sujet à discution. Mais cela n’a rien à voir avec du PR sculpting raté ! Alors quand je vois un article appelé « PageRank Sculpting raté : un cas d’école » , là je dis NON !
    Encore une fois un Nofollow sur un lien identifié « # » par Google, tu veux qu’il en fasse quoi ?

    L’article aurait du s’appeler : « Cryptage js des liens, pour ou contre cette utilisation ?  » là on aurait pu avoir une réflexion SEO un peu plus constructive =)

    • @Brice : le cryptage est un autre point. Je ne suis pas pour mais il y a des cas ou c’est difficile de faire autrement. Mais ce n’est pas du tout le débat ici.
      Tu ne parle que de technique, moi je dis que c’est mal fait surtout sur le plan fonctionnel et je maintiens mon point de vue.
      En plus on n’a pas que du sculpting ici, on a aussi du siloing et il est fait de manière aberrante. Je dis que le flux de jus de liens tel qu’il a été détourné dans ce cas est loin d’être idéal en terme de performance.

      Encore une fois, le SEO c’est 80% de matière grise, 20% de technique (seulement).

  27. Hé bien ca c’est de l’article !

    C’est assez marrant de voir cette discussion autours de ce site surtout quand on sait exactement qui travaille dessus. (Enfin surtout l’agence … non non c’est pas moi ;-) )

    Néanmoins je ne suis pas persuadé qu’il faut s’en prendre au référenceur qui s’est chargé uniquement de la mise en place des interventions. Cette personne a suivi simplement les pratiques de son agence et de ses experts/consultants.

    Autre point: Au delà de l’aspect référencement c’est également la mise en place des recommandations données par l’Agence. Certains sites sont très réactifs et d’autres mettent plus d’un an pour mettre en place les recommandations. Dans le cas Plurielle je pense qu’ils n’ont pas réalisé cette refonte en quelques semaines et c’est peut être des recommandations de 2009 !

    S’il faut remettre en cause quelques choses c’est l’organisation autours du projet et également de la vision que certains annonceurs peuvent avoir sur le référencement. Non le référencement ce n’est pas une intervention ponctuelle ! oui il faut être accompagné pour suivre les évolutions.

  28. Bravo pour ton article. Toute en précision et factuel.

    En espérant que « Plurielles » te lise car là tu leur offre une feuille de route d’évolution de leur site à un cout défiant toute concurrence.

  29. Salut,
    j’aimerais réagir sur le siloing, effectivement c’est très efficace pour grimper dans les SERPs mais une chose m’échappe …

    Pourquoi dis-tu :

    1. l’internaute ne sortira pas de son silo ?
    2. La conversion est mauvaise ?

    Si je positionne une landing page sur un mot clé précis, En quoi est ce que sa conversion serait mauvaise sous prétexte que le site soit pensé en silo ?

    Et en quoi le siloing pose des problèmes de navigation ?

  30. Encore moi, j’ai oublié une petite question

    @Virginie Quelle est pour toi la différence entre Pagerank Modelling et siloing ?

    Merci d’avance et @ +

    • @Walid : tout dépend du type de site. Sur un site édito, la conversion c’est que l’internaute aille voir plusieurs pages et picorer des choses différentes. C’est parfois aussi nécessaire pour avoir des annonceurs, en fonction de l typologie des services ou partie du site qui amènent du monde. C’est malheureusement beaucoup trop long à expliquer comme ça via un commentaire. Mais effectivement, ça peut marcher pour les landing pages ecommerce, oui, plutôt bien même car dans ce cas la notion de tunnel est primordiale, alors que le tunnel est extrêmement néfaste sur un site édito ou on vint pour picorer de l’info.

      Concernant la différence entre siloing et PR sculpting, j’en parle dans l’article, mais pour plus d’info, je te conseille d’aller lire les articles que j’y cite en référence.

  31. Hello,
    tu es un peu dur avec ce référenceur, le nofollow, perso je ne l’ai jamais utilisé, p. contre il yb a d’autres technique Ajax/CSS/Flash pour faire des liens non crawlable et faire du vrai pr sculpting plus intelligent (sans comme tu le précises bien confondre Siloing et Sculpting !)
    PS. De TRES TRES gros site continuent cette vieille methode du sculpting par le Nofollow, allez regarder le N°1 mondial des avis utilisateur d’Hôtel TripA….(Trafic à 90% SEO, revenu qui se compte en Millions $ /mois)

  32. ils ont effectivement une équipe SEO in house qui gere tous les sites…et leurs problematiques sont plus complexes que l’on ne peut le penser, c’est des usines à gaz leur fonctionnement loin de l’artisanat d’agences (même dans des grosses boites connus…)
    c’est pas le même metier d’être en agence et d’être in house pour Orange, Tf1 qui ont des millions d’internautes à la journée…
    Je peux vous dire qu’en termes techniques, ils en collent plus d’un surtout pour le SVO avec gestion de plateforme videos (des problematiques que peu de gens toucheront)…chez eux c’est ds l’heure qu’il y a reaction s’il y a baisse de résultats…

  33. Merci Virginie,

    Je te demandais la différence entre Siloing et PRmodeling (tel que le décrit l’article cité)

    Moi je ne vois aucune différence entre une architecture en Silo et le PRmodeling, c’est pour ça que je te posais la question, mais je ne parle pas du PRsculpting comme tu peux le voir dans mon comment.

    Pour un site edito, je vois tout à fait ou tu veux en venir (j’espère)
    Par contre le site de plurielles n’est pas un site edito, alors le Siloing peut être une option intéressante non ?

    • @Walid : en fait le PR modelling, c’est surtout le faire à la conception du site. Réfléchir l’arborescence et le linking transversale en fonction du flux de PR (en gros, définir ce qui est le plus important et faire en sorte que cela reçoive le max de PR).
      Le Siliong c’est plus une technique après coup qui a pour objectif de faire de ton site un certain nombre de « pôles » thématiques étanches pour leur donner une efficacité proche de celle d’un site dédié.

      J’espère avoir répondu clairement cette fois.

  34. @virginie

    Merci pour tes éclaircissements, tu vas me trouver gonflant avec cette histoire de siloing :-)

  35. Bel exemple. J’espère qu’ils ont une alerte Google chez Plurielles et qu’ils ont lu ton article
    Et ça me fait penser que je vois aussi pleins de liens en rouge sur ce blog, surtout sur la zone des commentaires… mais je ne souhaite pas relancer le débat des blogs SEO en Nofollow ^^

  36. Ce SEO est une honte !!!

    D’après SEM rush, il a multiplié le trafic par 4 en un an et demi, c’est lamentable, mais à quoi peut bien servir un SEO dans ces conditions !!!

    Si le trafic à augmenté, c’est clairement grâce à l’optimisation des meta descriptions.

    Il est grand temps de faire un grand ménage dans cette profession de charlatants.

    • @Papy : amusant, si on regarde Trends for Websites de Google, le trafic du site est en baisse depuis janvier. Mais… ce n’est pas la date de cette nouvelle version du site Plurielles ? http://trends.google.com/websites?q=plurielles.fr&geo=all&date=all&sort=0

      • Virgine, 

        Je suis LE « killer » consultant SEO charlatant qui a conseillé TF1 et en particulier Plurielles.

        J’ai travaillé sur le site pendant plus d’un an en 2008, missionné par mon agence reconnue et renommée sur la marché.

        J’ai hésité à répondre, parce que je n’ai rien à justifier ou à prouver, et que je ne fait pas ce métier pour me valoriser ou pour polémiquer. J’ai aussi voulu attendre l’autorisation de mes anciens contacts avant de répondre.

        Je ne rentrerais pas dans la stérile discussion de l’intérêt du bot herding, PR sculpting ou autre siloing … Ce que je sais, c’est que ca fonctionne, et plutôt très bien sur les sites à gros volume! Mais par contre, il faut que ce soit bien fait, et calculé, en prenant en compte aussi bien les réflexions ergonomiques que les contraintes techniques.

        Sans donner les chiffres, je peux simplement dire que le site est passé d’une situation de trafic moteur naturel hors marque quasi nul à la source principale de trafic !.. La croissance du trafic sur un an s’est calculé en multiple (entre X3 et X10 ). 
        De ce que je sais de la refonte, sans avoir travaillé dessus, c’est qu’elle a eu des objectifs principalement ergonomiques, mais je n’en parlerais pas plus sans information. Je n’ai pas d’information sur le trafic naturel aujourd’hui.

        Je suis assez déçu de voir ce genre de débat sur le métier, surtout sur ton blog. En effet, en tant qu’ancienne  responsable SEO dans un groupe média et maintenant au sein de l’équipe marketing d’un autre, tu es tous les jours confrontée aux problématiques techniques et des contraintes des développeurs et autres chefs de projets. Pour faire simple, ici la contrainte technique était claire :  soit un lien javascript ET un nofollow, soit RIEN. Donc no follow.
        Et cela n’a rien de spammy, je n’ai jamais vu un site qui a été pénalisé parce qu’il broullait des liens.

        Je ne permettrais jamais de critiquer un site sur lequel je n’ai pas d’information sur le contexte ou sur les contraintes. Et je suis surpris que tu te permette de la faire sans avoir d’autres éléments qu’un audit en 2 minutes. L’audit SEO de plurielles m’avait demandé plus d’un mois.

        Sur un tel site, les vrais projets ne manquent pas, et ils sont bien plus intéressants que le simple  follow ou no follow ou une gestion des sous domaines… Comme tu le dis, cela ne regarde,que ceux qui voient le site avec des yeux de référenceurs…..

        Bien à toi.

        • @Emmanuel : Tu le sais sûrement déjà, je n’avais aucune idée qu’il s’agissait de toi en publiant cet article. il ne s’agit donc en aucune manière d’une attaque personnelle envers toi ou ton entreprise. Je maintiens ce que j’ai dit : la manière dont cela est mis en place fait courir d’énormes dangers au site Plurielles. Dangers qu’ils sont seuls à prendre en charge.
          Que la SEO ait progressé largement après une refonte incluent un référenceur pendant des mois, j’aurais tendance à dire que c’est logique non ? Cela ne prouve pas que ce que tu as mis en place ne grève pas la performance qui pourrait être atteinte sans et de manière plus pérenne.
          Au delà de cela, il me semble qu’il est de la responsabilité du référenceur d’avertir ses clients (présents ou passés) qu’une technique très borderline devenue obsolète risque de les pénaliser au vu des modifications de l’algo de Google. Est-ce bien le cas ici ?

          Enfin, puisque tu parles de mon poste passé chez Prisma, eh bien je peux te dire qu’on a quintuplé le trafic moteurs de certains sites majeurs la dernière année ou j’y étais, et cela sans aucune technique borderline. Il s’agit de la presse, les gens n’y sont pas différents. Ce sont juste les méthodes qui diffèrent.
          Les agences ont pour objectif de faire rentrer de l’argent en remplissant les objectifs coûte que coûte. Cela conduit à vouloir les atteindre à tout prix, fusse à celui d’une technique dangereuse. Je ne cautionnerais jamais ce genre de pratiques, même lorsqu’elles proviennent de collègues que je respecte.
          Tu es déçu de voir ce genre de posts sur mon blog, moi je suis déçue de voir ce genre de pratiques qui me semblent contraires à l’éthique perdurer : conseiller son client, le faire grandir, s’assurer que le travail fourni ne va pas provoquer une perte de business, pour moi cela rentre dans les missions de tout professionnel, référenceur ou non.

          Quoi qu’il en soit, merci de ta franchise et de ton éclairage. A dispo pour en reparler ensemble quand tu veux, et pourquoi pas au SMX si tu y viens.

          • Hello,

            Toute cette polémique me fait bien rire, j’ai l’impression d’entendre des phrases de Miss SEO.

            « Moi je voudrais un monde sans guerre, sans lien en nofollow et JS, un monde pur, où l’information aurait sa vrai place ».

            Pendant ce temps là, il y a le monde réel avec des problématiques financiers, techniques, marketings, ergonomiques, éditoriales etc.

            Donc oui, le métier du SEO est de conseiller, mais c’est aussi , et là est toute la différence, c’est d’arrivé à faire des compromis pour avancer.

            Donc toute la méta physique pseudo philosophique sur le SEO, me semble de l’onanisme intellectuel, car soit un site progresse en SEO, soit s’il est borderline il est blacklisté :)

            A ce que je vois aucun de vos sites le sont donc on peut dire qu’avec différente méthode vous êtes arrivé au même points.

            Ben.

          • Virginie,

            Je ne l’ai pas pris pour une attaque perso, mais pour de la méconnaissance sur le sujet.

            Le travail effectué ne s’était pas dans le cadre d’une refonte mais avec un objectif unique de forte croissance du trafic moteur, en conservant l’ergonomie existante. Il est clair que la refonte aurait pu permettre ensuite d’un site permet de prendre le temps de se poser, à condition que la refonte impacte aussi bien la technique et pas seulement le front office

            Je suis d’accord sur le fait que l’attribut no follow ne sert plus à grand chose, surtout que Google ne dit pas la même chose sur le sujet en fonction des questions posée. Mais je ne vois pas en quoi les liens no follow sont risqués. Au pire, ils ne servent à rien.
            Le débat sur le no follow peut être long, mais il ne s’agit en aucun cas d’un manque d’éthique ou d’un je m’en foutisme vis à vis du client.

            Je ne doute pas de tes compétences et des résultats que tu as pu obtenir dans tes missions, mais je ne permettrais pas de critiquer ce que je ne connais pas. Si je prend l’exemple du figaro.fr, j’ai du mal à comprendre pourquoi il y a plus de 80 balises H1 sur la page d’accueil. Mais je ne dis pas que c’est mal. Si ça se trouve c’est efficace ou c’est une contrainte technique difficile à résoudre. En tout cas j’en ferais pas un article…

            Je ne travaille plus dans l’agence qui m’avait missionné, mais j’ai une autre image des agences. Evidemment que les agences veulent gagner de l’argent, comme toutes les entreprises. Mais l’objectif n’est pas de rentrer un maximum d’argent, mais de créer un véritable partenariat sur le long terme avec les clients.

            Je ne suis pas certain d’avoir le temps de venir au SMX, mais nous aurons certainement l’occasion d’en discuter.

            Emmanuel

          • @Emmanuel : je ne m’occupe pas du tout de SEO au Figaro, je ne m’exprimerai donc pas sur l’optimisation du figaro.fr.

            Les audit de sites et les cas d’étude me semblent au contraire d’excellents sujets d’article. Le référencement est un métier et pas une science, aussi nous avons chacun notre perception des choses même s’il existe des consensus (et sur le nofollow franchement, ce consensus existe. Sur le PR sculpting, c’est vrai que c’est moins tranché).
            Sur la manière technique dont c’est fait sur Plurielles je suis désolée mais il y a de véritables erreurs. Je n’ai pas développé ce point c’est vrai car l’article aurait été beaucoup trop long mais elles sont patentes et certaines ont d’ailleurs été relevées dans les commentaires.

            Sur le global, pour moi améliorer le SEO de cette manière sans toucher au zoning des pages est une hérésie. Je sais que tout le monde n’est pas d’accord avec cela et tu remarqueras que je n’ai censuré aucun commentaire.

  37. Heu, je n’ai pas lu tous les commentaires mais … comment peut on se lancer dans un tel article, si incendier, sans même avoir affiché les sources du site ? Chez café référencement on ne sait pas faire la distinction entre code source envoyé et code source généré ? Les liens sont tout simplement cryptés…
    Que le cryptage soit faible c’est une chose mais je crois que l’auteur de ce billet n’a pas tout compris à l’histoire !